19 mars 2012

Le répit des aidants

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Prendre soin d’un être cher dépendant est une responsabilité importante : une responsabilité physique mais aussi morale, dont on se sent chargé, investi, mais une source de préoccupations. Le besoin de répit peut naturellement se faire sentir. La plupart des aidants y aspirent mais il est bien souvent difficile d’aménager son temps pour se reposer et se faire relayer.

Qu’est-ce qu’un répit ?

On pourrait définir le répit comme un moment où nous nous trouvons dégagés des responsabilités et des préoccupations qui nous incombent habituellement. C'est-à-dire, un moment de « pause » où nous pouvons jouir de notre temps.

Le répit est une période au cours de laquelle nous pouvons être entièrement disponible à nous-mêmes, faire selon nos désirs. C’est un moment de liberté retrouvée.

La durée de ce que serait « un répit » est très variable d’une personne à l’autre, et dépend beaucoup de la façon dont chacun est, ou se sent, ordinairement « accaparé » par son proche dépendant.

Certains parlerons de « moments de répit » pour les brèves sorties quotidiennes, pour faire quelques courses, alors que d’autres espèrent un répit de plusieurs jours pour retrouver un semblant d’équilibre à leur vie.

Plus que la quantité de temps, c’est surtout la qualité du répit qui permet de recharger des batteries à plat. Un dîner entre amis qui vous extrait de vos soucis ; une sortie ou promenade seul, sans contraintes, que vous n’avez pas faite depuis très longtemps… un relais que quelqu’un vous propose et qui vous permet d’être libéré des obligations ordinairement inscrites dans votre quotidien.

Quand rechercher un répit ?

Les répits ponctuels, de courtes durées dits « répits du quotidien » :

Idéalement, et afin de ne pas vous épuiser, les moments de répit devraient être intégrés à votre organisation. Quelle que soit la tâche qu’on assume, il y a une nécessité à se trouver dégagé de cette tâche de façon régulière.
Il n’est pas question de considérer par exemple que la nuit, lorsqu’on dort, il s’agit d’un répit qu’on s’accorde. Le sommeil n’est pas un répit, c’est un besoin vital que vous assouvissez mais durant lequel vous n’êtes pas disponible à vous-même.

Ces moments de « détente », de « relâche » sont essentiels à votre équilibre et il ne tient qu’à vous de vous les imposer et de les instituer comme incontournables.

Les répits exceptionnels :

Ce sont les moments où vous trouverez l’occasion de vous reposer plus pleinement, de prendre des distances physiques et psychologiques avec celui ou celle qui est au centre de vos préoccupations.
Il peut s’agir de réelles vacances, à l’occasion d’un départ de votre proche lui-même en vacances ou hospitalisé. Même si les circonstances de ce répit exceptionnel ne sont pas toujours agréables, l’occasion est à saisir quand elle se présente. Il est alors essentiel de tenter de profiter de ces instants pour vous reposer sur ceux qui viennent en relais auprès de votre proche.

Toutefois, ces occasions ne se présentent pas toujours d’elles-mêmes et il peut arriver que vous ressentiez le besoin de « faire un break » sans savoir vers qui vous tourner pour que vous soyez libérés des préoccupations quotidiennes. Il sera alors important de savoir demander de l’aide, d’exposer dans quelles mesures vous souffrez de cette situation.

Qui peut vous aider ?

  • L’entourage familial et amical de votre proche, ou de vous-même, peut vous avoir fait des propositions de soutien. Sachez les entendre et les saisir, ou les solliciter pour qu’ils viennent concrètement vous soulager. Faites-leur des propositions précises, qui correspondent à vos besoins.
  • Le médecin généraliste de votre proche doit être alerté par vos soins lorsque vous commencez à vous sentir trop accaparé, débordé par vos responsabilités d’aidant. Il saura vous conseiller, vous orienter vers les associations, services sociaux spécialisés.
  • Les services sociaux sont là pour répondre aux besoins de votre proche et de vous-même, afin que la situation ne soit pas délétère pour l’un ou l’autre.
  • Ne vous sentez pas coupables d’être épuisé et de demander à être assisté. Ils pourront faire avec vous l’évaluation de la situation au domicile et, selon vos possibilités et vos souhaits, mettront en place des aides pour que, certains soins ou services dont votre proche a besoin, puissent être assurés par d’autres personnes que vous.
  • Un accueil de jour hebdomadaire, ou un hébergement temporaire en maison de retraite peuvent être organisés en fonction de vos besoins.


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