14 mars 2012

Sexualité

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Comme toute fonction de l'organisme, la sexualité évolue tout au long de la vie, tant chez l'homme que la femme. Le vieillissement en modifie certaines données (parfois la maladie l'arrête) mais l'âge, même extrême, n'est jamais, à lui-seul, l'explication de son interruption. Dans une étude scientifique britannique de 2007, plus de 81% des hommes âgés de 57 à 85 ans et s'estimant en bonne santé avaient une activité sexuelle satisfaisante contre moins de 47% des hommes en mauvaise santé.

Particularité du vieillissement

Chez l’homme

Avec l'avancée en âge, chez les hommes, les érections matinales et nocturnes peuvent se raréfier. Elles se mettent également en place plus lentement après une excitation sexuelle et perdurent moins longtemps. L’éjaculation est plus lente à apparaître, de moindre volume et est moins fécondante (mais pas stérile!) ; la tension des bourses en phase d'excitation est diminuée, l'orgasme est de moindre durée, la période réfractaire (période entre deux érections) est plus longue, mais comme toute fonction de l'organisme, ces données sont très individuelles, et aucun « standard » n'existe ! Il est difficile d'imputer ces modifications au taux de testostérone (hormone masculine) qui diminue avec l'âge. Cette diminution débute aux alentours de 20 ans ! Le diagnostic de Déficit Androgénique Lié à l'Âge (DALA) ne se pose qu'après réalisation, au moins, d'un dosage sanguin des hormones masculines.

Chez la femme

En avançant en âge, chez les femmes, la glande mammaire perd un peu en volume et en tonicité, mais sa sensibilité reste conservée. En dehors d'un traitement hormonal substitutif, les poils pubiens se raréfient ; les grandes et petites lèvres fondent, mais le clitoris reste inchangé. L'entrée du vagin peut se resserrer et sa lubrification (permettant une pénétration indolore) est nettement diminuée.

Outre ces modifications, pour les deux sexes, il ne faut oublier l'organe essentiel de la sexualité : le cerveau, dans sa fonction d’organe de commande « organique » mais aussi « psychique » ! Le vieillissement normal n'affecte pas le cerveau, mais l'âge est le principal facteur de risque des maladies dégénératives cérébrales. Dans ces maladies, les répercussions sur les fonctions sexuelles peuvent être très variées (tant par la maladie que son traitement) : de l’absence totale d'affectivité à l'hyperactivité ! En dehors de ces maladies cérébrales, le cerveau est aussi le lieu de la pensée. Or sexualité et vie psychique sont intimement liées. Toute angoisse, dépression retentit immédiatement sur l'activité sexuelle d'un individu. Ceci est vrai tout au long de la vie, et cela ne s'arrête pas avec l'âge !

Causes des troubles

En règle générale, il est certain, que plus que le vieillissement, bon nombre de maladies (et les traitements de celles-ci !), ou d'interventions chirurgicales présentent des répercussions sur le fonctionnement de l'appareil sexuel : un simple traitement pour un rhume, un somnifère, mais aussi un traitement pour réguler la tension trop haute, pour équilibrer un diabète. La liste est longue. Plus on avance en âge, et plus le risque d'être atteint d'une maladie chronique augmente. A titre d'exemple, une impuissance apparaît fréquemment après une intervention sur la prostate, une anorgasmie après l'ablation de l'utérus.

Il est aussi vrai que les troubles sexuels peuvent être un symptôme d'affections plus générales : ainsi l'apparition d'une dysfonction érectile est prédictive d'un accident cardiaque aigu ou d'un accident vasculaire cérébral dans les deux ans qui suivent son apparition.

Comment prendre en charge ?

Ainsi, tout âge, il faut tenter de briser le silence, les tabous, dès qu'un dysfonctionnement des sphères nécessaires à une sexualité satisfaisante (et cette notion est, elle aussi très personnelle) se pérennise, ce d'autant qu'il peut s'agir de symptômes d'alerte pour une maladie générale. Une explication se trouve parfois après la réalisation de quelques examens et des actions correctrices peuvent être mises en place, souvent très simplement (changement de molécule médicamenteuse, prescription d'une autre, de rééducation périnéale ...) ce qui permet la poursuite d'une activité au-delà de 60 ans - 80 ans.

Cette donnée est d'importance, puisqu'il est prouvé que l'activité sexuelle s'avère bénéfique aux fonctions cardiaques, respiratoires, mais aussi musculaires, osseuses.

Il est ainsi dommage de s'en passer, dès que l'envie du couple subsiste, par peur de l'évoquer en dehors de la sphère duelle, voir parfois individuelle Les médecins (généralistes, urologues, gynécologues, mais aussi cancérologues, cardiologues en fonction des situations propres à chacun), les infirmières, les psychologues ou tout autre acteur de confiance peuvent être interrogés sur cette composante de notre vie. L'âge ne doit en aucune sorte l’éviter.

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Témoignage expert

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